Dossier Midi Libre : « Nîmes s’appauvrit »

Dossier (malheureusement) interessant dans le Midi Libre Nîmes du jour qui traite de la réalité de la notre ville, au-delà de la carte postale.

Au-delà de la carte postale que certains ne cessent d’exhiber, la paupérisation de la population de notre ville est bien réelle, ce qui en fait une des villes les plus pauvres de France.
Si tout n’est bien sûr pas imputable à la gestion municipale et que des raisons politiques d’ordre national sont réelles, il faut reconnaître malgré tout l’échec de la gestion de droite depuis 25 ans.

D’abord en matière de développement économique avec le maintien d’un taux de chômage important, et la grande difficulté de permettre à la population nîmoise de trouver des offres d’emploi adaptees. Et il ne suffira pas de créer des zones d’activité pour espérer l’installation d’entreprise. Au-delà de la communication du président de l’agglo, la réalité est brutale.

Ensuite, en matière de logement social. La ville est aujourd’hui carencée… C’est un comble. Une des villes les plus pauvres de France n’arrive même pas à atteindre le seuil de 25% de logements sociaux imposé par la loi. Il n’y en a pas la volonté politique, ne permettant pas aux bailleurs de travailler et de trouver du foncier à l’échelle de la ville, dans tous les quartiers.

Enfin, c’est un échec aussi de la politique de solidarité, bien insuffisante pour répondre aux besoins et éviter que certains d’entre nous s’enfoncent encore plus dans des situations de précarité. Le budget du Centre Communal d’Action Sociale est insuffisant. Il n’a pas augmenté depuis le début du mandat, ce que nous dénonçons chaque année en Conseil municipal. Et il n’y a absolument aucune coordination entre tous les acteurs associatifs engagés dans l’aide alimentaire qui concerne des milliers de Nîmois aujourd’hui. C’est une proposition, portée notamment pas Pietro Truddaiu le responsable de la Table Ouverte et qui pourrait immédiatement être mise en œuvre pour rendre plus efficace l’action d’aide alimentaire.

Et pour conclure, je veux saluer l’engagement de toutes les associations (Secourspop Gard, Secours catholique, Banque Alimentaire du Gard – BA30, Table Ouverte Nîmes, Pain Partagé, Restos du Cœur, Humanimes Nimes, APA…) leurs bénévoles, mais aussi de certains institutionnels comme l’Universite de Nîmes, qui sont attentifs à la situation et œuvrent au quotidien.


La solidarité c’est une richesse.

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