Nîmes Olympique et projet de nouveau stade : l’ensemble de nos prises de position depuis 2019

Retour sur les interventions à propos de la situation de Nîmes Olympique et du projet de nouveau stade entre 2019 et 2023.

15 septembre 2023 – Nouvel avis défavorable de la CNAC

La Commission Nationale d’Amenagement Commercial vient de rendre un nouvel avis défavorable concernant le projet stade/quartier de la société NEMAU et de son président Rani Assaf. Le projet tel que prévu serait de nature à porter atteinte au commerce de proximité nimois. Aucune réponse n’a été apportée par le porteur de projet depuis le premier avis émis en début d’année.

Cette décision est une décision de bon sens. C’est d’ailleurs ce qu’un certain nombre de personnes disaient il y a deux ans lors de la concertation organisée. L’association des commerçants du centre-ville et les élus d’opposition que nous sommes. A l’époque Rani Assaf, le maire et son 1er adjoint soutenaient main dans la main le projet en se montrant très agressifs vis à vis de ceux qui apportaient des critiques. Et j’invite chacun à retrouver l’ensemble de nos déclarations.

Visiblement le vent a tourné… Mais pourtant le projet de Rani Assaf, dans sa dimension sportive et sa dimension économique qui sont nécessairement liees, était très clair depuis le début et il n’en a pas changé…

La majorité municipale se drapant d’un costume de super-héro assez ridicule, semble indiquer (mais tout n’est pas très clair encore concernant l’avenir du projet) qu’elle a bloqué le projet… il serait plus judicieux de dire qu’elle surfe sur l’air du temps.

C’est bien la majorité municipale qui par choix idéologique (privatisation, champ libre aux promoteurs immobiliers, vision très libérale de l’urbanisation de la ville…) a donné les clefs du camion à un investisseur qui n’a jamais caché son modèle.

Aujourd’hui, c’est donc le grand chaos. Et de nombreuses questions se posent sur l’avenir du stade et du club.

La ville nous a toujours dit que le stade ne pouvait être rénové, visiblement elle a menti et il va falloir le faire. En même temps que se construit la nouvelle halle des Sports censée remplacer les Costieres…. Quant à Rani Assaf, nul ne connaît aujourd’hui ses intentions et on peut encore être inquiet pour l’avenir du club.

A la satisfaction provoquée par l’avis de la CNAC se mêle toujours ce sentiment de colère provoquée par un tel gâchis sportif, financier et politique.

3 mai 2023 – Déclaration de Vincent Bouget

J’observe avec sympathie la volonté de certains supporters du Nimes Olympique et notamment du « Grinta Club » de faire venir davantage de monde au stade pour encourager l’équipe samedi. Il reste en effet une infime chance pour le maintien et cela passe sans doute par un soutien populaire plus fort que d’habitude. 

Je ne veux pas ici rentrer dans un débat sur la nature et l’utilité du Grinta Club, nous aurons sans doute le débat plus tard (comme continuera le débat sur l’avenir du club et du stade) 

Mais cette tentative reste trop limitée. 150 places à gagner (payées par les adhérents de l’association)…

Que fait le club ? Il faut ouvrir le stade largement, faire des places à 1 euro voire gratuites (et éventuellement demander à des fanfares de venir jouer si on ne veut pas payer la Sacem)… 

Il est peut être encore temps de mettre toutes les chances de son côté pour éviter une relégation qui fera sans doute très mal au club et aux Nimois. 

4 janvier 2023 – Communiqué de presse des élus membres du groupe Nîmes Citoyenne À Gauche

Avis de la Commission Nationale d’Aménagement Commercial sur le projet de NEMAU… Veut-on définitivement tuer le commerce en centre-ville ?

La Commission Nationale d’Aménagement Commercial a détaillé les raisons de son «avis défavorable avec revoyure » (pris à l’unanimité) contre le volet commercial prévu par la société NEMAU et Rani Assaf à la place du stade des Costières.

D’après les informations parues dans la presse locale, la CNAC pointe notamment le risque de concurrence commerciale avec le reste des commerces de la ville, et notamment le centre-ville. « Aucune garantie n’est apportée quant à l’articulation avec les commerces et artisans présents sur le territoire », « le projet est de nature en l’état à porter atteinte à la préservation des commerces de proximité du territoire nîmois ». 

De plus la CNAC pointe le « manque d’ambition en matière de développement durable des constructions ».

Lors de la concertation organisée à l’automne 2021 par la commission nationale du débat public, nous avions déjà soulevé ces problèmes, parmi d’autres. 

Nous pointions le fait que l’activité du nouveau quartier allait vampiriser le reste de la ville, au profit d’un opérateur privé. Depuis rien n’a changé. Aucune garantie concrète n’est venue de la part du porteur de projet pour prouver ses dires. 

De même, alors que le mot « éco-quartier » était sans cesse prononcé, on a ici la confirmation qu’il ne s’agissait manifestement que d’un leurre…

La vente « sèche » programmée du stade des Costières par la majorité municipale, comme l’absence de cadre public à l’aménagement du projet conduisent à cet état de fait : une collectivité impuissante à aménager convenablement son espace, au profit de tous et de toute la ville.

Vincent Bouget Jo Menut Corinne Giacometti Bruno Ferrier Sylvette Fayet Christian Bastid Marianne Bernède Pierre-Edouard Détrez

30 juillet 2022 – Déclaration de Vincent Bouget

Chez un supporter, il y a toujours un peu d’excitation le jour d‘un match et bien sûr le jour de reprise du championnat. 

Ces derniers années (avant la saison dernière), c’était au-delà du sport un objet de de retrouvailles entre amis, de sociabilité, de cohésion. Je comprends bien sûr que certains ne comprennent pas, mais pourtant, au-delà du sport le stade des Costieres était un lieu fort d’émotions collectives, de joie, de fête. 

Force est de constater que le virage pris par la direction du club a tari l’attente. C’est dommage. Le projet de Grinta Club m’apparaît assez grotesque, jusque dans le nom d’ailleurs. Une association qui permettrait à ses adhérents de bénéficier de tarifs préférentiels… quel est le sens ? Créer deux catégories de supporters ? Une association dont les cotisations permettraient de faire du « social » en invitant des publics défavorisés… mais de la place il y en a beaucoup dans le stade et n’est ce pas au club de federer et d’inviter ? Bref tout cela apparaît très artificiel et semble bien éloigné des passions populaires…

Pourtant, comme chaque fois, ce soir alors que le stade sonnera sans doute bien creux, je suivrai le match un peu stressé en espérant la victoire des Crocos, en espérant que ce petit espace de plaisir partagé n’ait pas complètement disparu. 

2 mai 2022 – Déclaration de Vincent Bouget

Lors de sa conférence de presse, le président de Nimes Olympique a parlé de « Cancer » pour désigner les groupes de supporters ainsi que celles et ceux proches du club qui se sont exprimés contre sa gestion. Quelques soient les désaccords et sans rentrer ici sur le fond du projet, je condamne ces propos.

21 novembre 2021 – Déclaration de Vincent Bouget

Larmes de regret, larmes de remords ou larmes de crocodile…

Présent hier au rassemblement des supporters de Nimes Olympique avec mes amis et collègues élus Christian Bastid et Bruno Ferrier, ainsi que de très nombreux amis, j’ai assisté aux discours des clubs de supporters, des anciens joueurs et à celui du maire… dans l’assistance, beaucoup de tristesse, d’incompréhension et de colère sur la situation du club, qui ajoute à la désaffection du public depuis le début de l’année.

On est en réalité à la croisée des chemins, celle liée à l’évolution du sport et notamment du foot professionnel. La question reste posée : peut-on avoir une équipe de haut niveau jouant dans le monde du « sport spectacle » tout en maintenant une politique sportive populaire, basée sur la formation des jeunes, le lien avec la ville et ses habitants (et pas nécessairement uniquement le « mundillo » local). Pour cela, il est nécessaire d’avoir à côté des investisseurs privés, une véritable politique publique du sport et ce n’est pas le cas à Nîmes. 

Hier, si les clubs de supporters ont été parfaitement dans leurs rôles, j’avoue avoir été assez surpris des larmes, des mots et du ton du discours du maire qui semble maintenant dire clairement qu’il y a un problème et qui d’après ce qu’on peut lire chercherait une solution pour le devenir du club. Bien sûr chacun a en tête que c’est bien la majorité municipale qui jusqu’ici a non seulement laissé se dégrader le stade municipal des Costieres et a fait le choix de le vendre en validant des deux mains le projet du président de Nîmes Olympique. Nous avions alerté dès l’été 2019 en ne votant pas la vente en Conseil municipal, puis en demandant à deux reprises (mars 2020 et juin 2021) un conseil municipal extraordinaire sur le devenir d’un club dont l’importance à Nîmes dépasse le sportif. A chaque fois, nous avons reçu une fin de non-recevoir. Mon micro fut même brutalement coupé lors du Conseil de juillet dernier quand j’essayais d’aborder le sujet. Malgré ma demande je n’ai pas eu accès au compromis de vente. Difficile a été la tâche de connaître avec détail l’ensemble du projet immobilier prévu sur l’emplacement actuel du stade . Et il y a quelques semaines encore, le maire, en tribune à côté de Rani Assaf répondait que nous disions n’importe quoi quand nous soulevions un certain nombre de problèmes ou de questions… 

Je ne veux pas ici polémiquer et j’espère qu’une issue positive sera trouvée pour le club, ses supporters et la ville. J’espère qu’il n’est pas trop tard. Dans tous les cas, l’affaire est depuis le début très mal menée et la majorité aura organisé sa propre impuissance. En réalité, au delà de ce cas particulier, on « paye » la philosophie politique assumée de la majorité municipale… celle d’une ville rendue incapable de mener une politique publique, faisant une confiance aveugle et de beaux cadeaux à de gros investisseurs privés qui finissent par faire main basse sur la ville. À Nîmes, on délegue le service public, on privatise, on vend… et on voit après. Et des fois, il ne reste que les yeux pour pleurer. 

Pourtant, malgré tout, si nous pouvons être utiles pour apporter notre contribution, nous le ferons avec sérieux.

https://www.midilibre.fr/2021/10/20/nimes-lopposition-de-gauche-emet-des-reserves-sur-le-projet-des-costieres-et-tacle-la-majorite-9864871.php

Octobre 2021 – Stade  nouveau quartier – Halle des sports Contribution du groupe Nimes Citoyenne à Gauche à la concertation publique

  • Les raisons 
  • Evolution du football professionnel. Crise des droits télé. Besoin pour les clubs professionnels de dégager des revenus propres avec des activités annexes. Besoin de partenariats (mais pourquoi n’y en a-t-il pas beaucoup aujourd’hui). Football spectacle comme dit JJ Bourdin. 

Rani Assaf prend cette voie, avec une rupture avec la formation. Ce n’est pas forcément la nôtre. 

  • Manque d’entretien criant du stade des Costières depuis 20 ans. Il est anormal de voir un équipement public de 30 ans s’être dégradé de la sorte. 
  • La véritable genèse : Assaf a bluffé la municipalité pendant la pré-campagne municipale en faisant croire/laissant croire qu’il allait construire un stade ailleurs, en lien avec l’ancien président de Nîmes Métropole (conséquence de la guerre Lachaud/Fournier). Rani Assaf l’a clairement dit lors de l’atelier de concertation du 12.10.2021. Or l’achat et la construction stade en périphérie n’était pas rentable (dixit Rani Assaf). La municipalité a pris peur et s’est finalement couchée, en choisissant une nouvelle fois privatiser l’espace public, un équipement public…
  • A aucun moment ne nous est parvenu un chiffrage des travaux du stade, un autre scénario permettant de garder une maîtrise publique du stade. Les chiffres annoncés pour la rénovation sont très hauts par rapport aux rénovations de stade. 
  • Le projet urbain a des aspects séduisants : reconstruction de la ville sur elle-même et densification douce.  Mais il pose de vraies questions de fond. Voilà ce que nous pouvons dire à l’issue des réunions de concertation. 
  • C’est bel et bien un quartier privé (sécurité, gestion des parkings payants…) dont l’équilibre financier doit beaucoup à son emplacement et aux équipements publics (de transport) présents. Rente de situation qui vaut bien plus que le prix de vente du stade actuel (8 millions). La collectivité qui vend n’a pas son mot à dire sur le projet (et d’ailleurs elle ne dit rien)
  • Le quartier est assez replié sur lui-même. Il vit pour lui-même. Peu d’interaction avec l’environnement extérieur. 
  • C’est un quartier haut de gamme. Il nous a été dit qu’il n’y avait pas de logements sociaux prévus. La mixité annoncée n’est pas sociale mais seulement intergénérationnelle. 
  • Il y a un risque réel pour activités économiques du centre-ville car plutôt on peut penser que c’est plutôt un déplacement des activités que l’arrivée ou l’installation de nouvelles. Aucun audit n’a été fait sur l’impact sur les commerces existants aux alentours et au centre-ville (alors que le maire s’était engagé à ne pas le fragiliser). On annonce la création de 1000 emplois, c’est peut-être juste le déplacement de 1000 emplois à l’intérieur de la ville (ou de l’agglo). 
  • L’utilisation du terme « éco-quartier », qui est un des arguments importants, a été relevé comme étant abusive par les garantes de la concertation. 
  • Nouveau Stade : 
  • Des interrogations sur viabilité économique des ressources annexes destinées au club. Quelle pratique nouvelle pour les supporters de Nîmes Olympique ? Quelle fréquentation ? 
  • La capacité pose toujours problème… La capacité est calculée en fonction des contraintes techniques et financières. 
  • Les parkings seront gérés par la société NEMAU… payants ?
  • La ville se prive d’un outil municipal pour accueillir d’autres manifestations (rugby par exemple)
  • Le stade provisoire et la Halle des sports (projet séduisant et sans doute plus confortable que les salles actuelles des Costières mais…) : 
  • Malgré la rumeur, le stade provisoire resterait provisoire comme l’a clairement dit le 1er adjoint. Mais peut-il dire autre chose quand on sait que le permis n’est que provisoire. Il ne serait pourtant pas absurde de récupérer cet équipement. 
  • Véritable problème d’accessibilité et de stationnement

Aucune vision en termes de mobilités et de transports de la part de la Ville et de l’Agglo : « on verra après ». La T1 se retrouve bien loin… On pose donc un équipement et on pense aux réseaux ensuite (c’est souvent le cas avec la municipalité : cf Védelin, Mas Lombard…)

Fort risque de perturbation les jours de matchs en pleine zone commerciale (il y a des matchs le samedi après-midi parfois). Le pont de la route de Générac sous-dimensionné, le parking prévu est sous-dimensionné malgré une volonté de passer un accord avec Cap Costières (qui rappelons le ferme à 21 heures)

  • En réalité, il n’y a pas de lien avec le nouveau stade et son quartier avec la coupure de l’autoroute. La disparition du tunnel prévu dans le projet initial et l’absence de pont au-dessus de l’autoroute font qu’il n’y plus d’articulation entre les deux sites. En fait ce sont des espaces séparés… pourquoi alors avoir maintenu la Halle des Sports sur cet espace ? 
  • Espace création : il faut régler la cohabitation avec ateliers de l’ESBAN, qui soit dit en passant attendait depuis longtemps qu’il y ait des travaux sur l’espace…
  • La concertation a le mérite d’exister mais plus qu’une concertation associant les avis des uns et des autres, cela a été plutôt un jeu de questions-réponses, le projet étant déjà bien ficelé. La participation a été faible car sans doute pas vraiment voulue :  lieu excentré, manque de communication… Dommage, car c’est un gros dossier pour la ville et qui concerne toute la ville dans toutes ses dimensions. 

En résumé, 

  • Un quartier privé que la collectivité devra gérer d’une manière ou d’une autre, aucune vision de l’équipe municipale, qui après avoir bradé le stade des Costières a fait partiellement et dans l’urgence face à ce poker menteur du président de Nîmes olympique. Les absents et peut-être les perdants sont les Nîmois à qui l’on ne montre pas tout et notamment le projet immobilier dans toutes ses dimensions. 
  • Un projet important mais finalement pas pensé dans son ensemble. 
  • Un stade privé qui ne se remplira pas seulement parce qu’il y a des restaurants mais parce qu’il y a un projet sportif dans le club, projet sportif que l’on est bien en peine de voir aujourd’hui.  

27 aout 2021 – Lettre à Rani Assaf de la part des élus membres du groupe Nîmes Citoyenne À Gauche

Lettre à Rani ASSAF                                                                                                                            

Président de Nîmes Olympique

Monsieur le président, 

Nous voulons vous interpeler sur la tarification que vous avez mis en place cette saison pour les matchs au stade des Costières.

Cette décision soulève l’incompréhension et la colère, chez les groupes de supporters, mais aussi bien au-delà, chez une bonne partie de celles et ceux qui avaient l’habitude de venir supporter le Nîmes Olympique. Cette incompréhension et cette colère sont justifiées au regard du comparatif avec les autres clubs de Ligue 2, Nîmes étant l’un des stades les plus chers du championnat. Il est même plus cher que certains stades de Ligue 1. Incompréhension, colère et déception pour un public populaire, fidèle et passionné, qui se faisait une joie de retrouver le chemin des Costières après de longs mois d’huis-clos. Après la suppression de la tarification pour les familles (demi-tarifs pour les enfants…) il y a quelques années, vous supprimez les abonnements et appliquez un tarif élevé notamment en Tribune Est, ce qui écarte mécaniquement celles et ceux pour qui cette tribune est le seul moyen financièrement accessible pour voir les matchs et supporter l’équipe. 

Vous êtes en conflit avec les groupes de supporters. Vous semblez vouloir les écarter. Mais ces mesures successives sont de nature à priver l’équipe d’encouragement, et vous pénalisez aussi tous les autres Nîmois qui ne peuvent se permettre de venir au stade à ce prix y compris dans les autres tribunes également chères. Pour preuve : 3500 personnes en deux matchs dont un match de gala entre deux ex-pensionnaires de ligue 1. Jamais nous n’avions connu une si faible affluence. 

Lors de notre entretien, il y a quelques temps, vous avez notamment évoqué la relative bonne santé financière du club et un passage serein à la DNCG. D’autant plus que la vente de certains joueurs a dû profiter au club. Pourquoi aujourd’hui imposer une telle tarification aux supporters ? Pourquoi maintenir un climat de tension ? 

Nîmes Olympique est un des éléments fédérateurs de la ville, il fait partie de son patrimoine. C’est un club populaire. Son avenir ne peut s’écrire sans tenir compte de cette réalité. 

Nous croyons encore que le bon sens l’emportera et nous insistons pour que la grille tarifaire soit revue afin de permettre tous de venir au stade. Un stade plus garni, plus joyeux pour supporter l’équipe qui fait un bon début de championnat. 

Dans l’attente, recevez M. le Président, nos cordiales salutations

Le groupe des élus de Nîmes Citoyenne à Gauche

7 juin 2021 – Déclaration de Vincent Bouget

 Après la rencontre avec Rani Assaf… (C’est un peu long, mais c’est encore un résumé. Une proposition est faite à la fin). 

D’abord, et contrairement à ce qui a été dit ici ou là, je ne me suis jamais posé en décideur dans la crise de Nimes Olympique. Nous avons simplement joué notre rôle d’élu d’opposition pour tenter de faire de la transparence sur le dossier du projet immobilier/stade. Sur ce point je veux rappeler que nous avons été les seuls à poser des réserves dès le début du processus n’ayant que peu d’éléments en main. En Juillet 2019, les élus de gauche à la ville n’avaient ainsi pas pris part au vote pour le compromis de vente du stade. A deux reprises, en mars 2020 et il y a quelques jours j’ai demandé à ce que la majorité municipale fasse la transparence sur le dossier… en vain. De même la responsabilité de la Ville est engagée dans la dégradation à cause du manque d’entretien des Costieres (même si sans doute ce stade était mal conçu dès l’origine)

Quant à la question de la formation, j’ai dit et rappelé jusque devant Rani Assaf qu’elle était un élément constitutif du club, et qu’il nous paraissait économiquement qu’elle était rentable. J’ai soutenu publiquement depuis le début de l’histoire les efforts de l’association pour maintenir un centre de formation agréé. C’est aussi le message que nous avons tenu auprès du département et de la région Occitanie pour qu’ils puissent aider financièrement si besoin. 

Mais effectivement je ne suis pas décideur. Et j’ai répondu aux sollicitations de la presse, sans m’imposer sur les plateaux ni dans les colonnes. 

Sur les dossiers, que dire pour ne pas être trop long… 

– le projet immobilier me semble très ficelé. Si nous n’avons pas pu accéder au compromis de vente, il semble que la Ville se soit très engagée dans la vente sans plus de garanties par rapport notamment au projet sportif. L’avancement du projet Halles des Sports comme celui du stade provisoire le confirment. Il aurait sans doute été utile d’en faire un débat public avant de signer le compromis de vente. Mais la guéguerre pré-élection municipale entre le maire et l’ancien président de l’Agglo a tout précipité. Il faut maintenant réfléchir à la pérennisation du stade provisoire acheté par Rani Assaf mais qui serait peut-être pertinent de « municipaliser » par la suite. 

– le projet en lui-même n’est pas inintéressant et il semble que le bail commercial donné à Nîmes Olympique pour la location du stade et les activités économiques qui auront lieu dedans sécurisent le club. Le problème reste un problème de fond, l’aménagement d’un quartier par un privé, et le changement de modèle économique du club de foot. 

– sur la question de la formation, il y a un vrai débat et je ne suis pas du tout convaincu par la démonstration de Rani Assaf. Économiquement comme sportivement, la perte de l’agrément pour le centre de formation ne se justifie pas.  C’est le choix du président du Nimes Olympique qui de ce fait, transforme complètement le modèle sportif du club, pour le faire rentrer dans un nouveau modèle qui s’inscrit dans un futur hypothétique de ligue fermée. Mais il est évident qu’il n’y a pas ici de projet sportif. Et c’est bien ça le problème. Nous avions déjà des éléments dans la très faible structuration du club depuis 3 ans qu’il est en ligue 1 (il n’y a que 6 salariés je crois, c’est même moins qu’au moment de la montée). Un club de foot n’est pas une entreprise industrielle comme une autre, et le Nimes Olympique de par son inscriptions dans la ville, l’est encore moins. J’avais dit sur un plateau qu’on pouvait faire Nimes Olympique sans Nimes Olympique, c’est malheureusement le chemin que l’on semble prendre. Mais peut être est ce le futur modèle des clubs professionnels… 

Alors que faire ? 

M. Assaf n’a visiblement pas l’intention de quitter la présidence. Il veut mener son projet à bien. L’intention affichée est de créer quelque chose de nouveau permettant à un club pro de pérenniser des moyens financiers pour le rendre autonome. C’est sa parole, mais rien ne garantit qu’il n’y a pas d’autres intentions. Actionnaire majoritaire, avec des engagements de la ville sur son projet, il est en position de force. Des repreneurs potentiels et possibles ? Je ne sais pas. 

M. Assaf nous a dit de façon assez étonnante qu’il pensait que le système politique majoritaire n’était pas bon et qu’il fallait en démocratie travailler à des compromis. Chiche. Il faut maintenant que l’ensemble des acteurs, chacun dans ses prérogatives arrive à se mettre autour de la table pour dire ses intentions pour le club, et que les chiffres liés à la formation soit publiquement exposés. M.Assaf se trompe quand il pense qu’il peut mener à bien son projet en se mettant beaucoup de monde à dos. Il doit revenir sur ce point. La ville ne peut se contenter de ne s’intéresser qu’aux questions immobilières. Les autres collectivités (département et région) doivent aussi être partie prenante. Des partenaires privés peuvent aussi être sollicités. L’association, à qui nous allons demander une rencontre, doit pouvoir défendre son projet sportif, la loi impose qu’elle puisse le faire. Les supporters, sans qui le club n’existe pas vraiment, doivent être associés. Dans l’intérêt de tous, sortons des passages en force et des coups de bluff, des gesticulations médiatiques. 

Alors sans pouvoir particulier et avec les éléments que nous avons pu obtenir (mais nous ne savons peut-être pas tout), voilà notre contribution au débat et notre proposition.

https://www.francebleu.fr/sports/football/vincent-bouget-demande-un-conseil-municipal-extraordinaire-sur-la-situation-du-nimes-olympique-1621506494

20 mai 2021 – Lettre au Maire de Nîmes, de la part de Vincent Bouget, au nom des élus membres du groupe Nîmes Citoyenne À Gauche

Lettre au maire de Nîmes

Monsieur le Maire, 

La situation de crise actuelle au Nîmes Olympique inquiète beaucoup de Nîmois. Alors que vous avez décidé de la vente du stade des Costières à la société NEMAU, c’est maintenant le centre de formation du club qui est menacé. Après avoir déclaré vouloir  fermer le centre, le président du Nîmes Olympique Rani Assaf semble vouloir prendre le contrôle de l’Association laquelle  avait dit sa volonté de continuer à faire vivre la formation, obtenant des soutiens nombreux, des supporters et de collectivités. D’après les médias, vous êtes intervenu directement dans ce conflit. 

Le Nîmes Olympique, club populaire, est une composante essentielle du patrimoine des Nîmois, de l’identité de la ville. Sa bonne santé est un élément important pour la vie de notre cité.  Son centre de formation a été un élément essentiel de son histoire, y compris de son histoire récente. Il est aussi l’outil qui lie le club au tissu sportif local. 

Dans l’intérêt collectif, dans l’intérêt de tous les Nîmois, toute la transparence doit être faite sur cette situation. Quel projet sportif se dessine pour le Nîmes Olympique aujourd’hui ? Quel avenir pour le centre de formation ? Quelles garanties pour le club dans le dispositif voulu par le président… ? La représentation municipale dans son ensemble ne peut être tenue à l’écart et doit être informée et consultée.

 En conséquence, nous vous demandons la tenue d’un conseil municipal exceptionnel, portant exclusivement sur cette question. Au vu de l’urgence de la situation, nous demandons qu’il soit réuni très rapidement, dans les prochains jours, et nous espérons une réponse par retour de courrier. 

Pour le groupe Nimes Citoyenne à Gauche, Vincent Bouget

10 mai 2021 – Déclaration de Vincent Bouget

Le Nîmes Olympique à la croisée des chemins ? 

On peut regretter bien sûr qu’alors que l’équipe première joue sa survie en Ligue 1, se soit ouverte une polémique (de plus) sur la question du centre de formation du club. Le président a dit son intention de ne plus le financer, pour des raisons économiques. Le centre « coûte » au club 1,5 million d’euros par an. La mauvaise histoire Mediapro et des droits « télé » et la crise sanitaire aurait fait un trou de 16 millions dans les caisses cette année… Pourtant, cela fait longtemps que le président Assaf a dit son interrogation sur l’utilité d’un centre de formation, préférant clairement le modèle économique et sportif du « trading » (achat/vente de joueurs avec la volonté de faire du bénéfice) et celui de profits générés par des activités extérieures (ici le nouveau stade et son quartier) pour offrir un spectacle de qualité… 

On voit bien aujourd’hui que le monde du foot pro encourage en partie cette évolution. Et on peut comprendre les raisons économiques et financières du président Assaf, en espérant qu’elles soient aussi motivées par des objectifs sportifs (mais on peut aussi en douter). Pourtant… on ne peut pas s’en satisfaire. 

D’abord parce que le centre de formation est de fait l’identité du club, qui a construit les plus belles pages de son histoire avec des joueurs formés au club, comme le montre la dernière période. Et s’il en « coûte » 1,5 millions par an… cela n’est rien par rapport aux gains sportifs et financiers quand les joueurs du centre finissent par jouer en première. Le centre c’est aussi le lien avec le football amateur local. Il lie le foot pro au foot amateur, et cela devient ici presque un sujet politique. À Nîmes, le foot est populaire, les supporters n’attendent pas de stars, mais se régalent quand un groupe de gamins formés au club, arrive à rivaliser avec les plus gros clubs. Il est évident qu’aujourd’hui, le centre ne doit pas fermer et tant mieux si la municipalité, comme d’autres, réagit. 

Mais peut être il aurait fallu réagir avant… car le sujet a été mis sur la table par le président Assaf depuis longtemps…. comme on aurait aimé voir quelles garanties, quels garde-fous étaient clairement mis avant la vente du stade pour le projet immobilier… visiblement il n’y en a pas… Assaf veut avoir les mains libres, le modèle du foot pro aujourd’hui peut lui donner raison… mais les supporters comme leurs représentants élus doivent avoir leur mot à dire sur des sujets majeurs touchant à leur territoire, et ils ne peuvent donner les clefs sans droit de regard. Sinon, le projet n’est plus un projet sportif mais uniquement économique et financier. J’espère qu’il n’est pas trop tard. Je demande que la ville de Nîmes fasse toute la transparence sur les dossiers en cours, le centre de formation, le projet du stade.

20 avril 2021 – Déclaration de Vincent Bouget

Quand l’argent tue le foot…

Projet de Super League annoncé, dans lequel 12 clubs parmi les plus riches d’Europe aspirent à se retrouver entre eux. Compétition sélect pour générer plus d’argent, droits télés, sponsoring. Concentration des richesses, concentration du pouvoir. On peut imaginer que pour les autres clubs, c’est le fameux ruissellement qui sera promis… L’élite de l’élite d’un sport qui finalement s’aseptise. C’est Marcelo Bielsa, l’entraîneur argentin qui le dit

« Le problème fondamental, c’est que les riches aspirent toujours à être plus riches, sans tenir compte des conséquences pour les autres. À mesure qu’ils acquièrent plus de pouvoir, ils commencent à exiger plus de privilèges sur les autres… »

A une autre échelle, tout autre échelle, on apprend que parmi les péripéties actuelles sur le projet de stade porté par le président de Nimes Olympique (et sur lesquelles je reviendrai), la ligue de football risquerait de ne plus homologuer le stade des Costieres parce qu’il faudrait installer les bancs de touche en tribune et non plus sur le bord de la pelouse… coût des travaux des dizaines de milliers d’euros…. comme si c’était fondamental…  on est donc en train de se précipiter pour un projet (problématique) de stade qui doit permettre de générer de l’argent pour le club (ou son propriétaire), parce qu’il manque un coup de peinture et qu’on a décidé (sans doute pour la télé) que les bancs de touche devaient être en tribune… 

Triste évolution pour un sport dont la caractéristique fondamentale est d’etre un sport, sinon le sport le plus populaire, et dont les plus belles émotions viennent du plaisir du beau jeu, mais aussi des moments de partage.

14 octobre 2020 – Déclaration de Vincent Bouget

Pour Nîmes Olympique il y a pire souci que le PSG

La presse locale, à la suite du journal L’Équipe, relate ce matin que le groupe Médiapro qui gère les droits de retransmission télé du football pro français n’a pas payé sa facture du 5 octobre (172 millions d’Euros) à la LFP, obligeant celle-ci à contracter dans l’urgence un emprunt afin de pouvoir régler aux clubs de football de ligue 1 et ligue 2 les sommes qui doivent contractuellement leur revenir. 

Le prestataire Médiapro visiblement en grande difficulté souhaite revoir à la baisse tous les contrats. Nîmes Olympique risque gros. En effet, L’Équipe annonce que cette saison le N.O. devrait percevoir 30 millions d’euros de droits Télé sur un budget total de 40 millions.

Il y a de quoi s’inquiéter et une fois encore dénoncer toutes les dérives que les affairistes font courir aux clubs professionnels. C’est encore une histoire de gros sous mais qui risque de fragiliser, voire pire, le Nîmes Olympique, club emblématique de la ville de Nîmes et du département du Gard, véritable bien commun, soutenu massivement et populairement par les nîmois.e.s, les gardois.e.s.

Encore une fois, l’appât du gain, la course folle aux profits, doivent être dénoncés. Comme sans doute sur un autre plan, les prix, prohibitifs pour le plus grand nombre, pratiqués pour le match de gala de Vendredi…

6 mars 2020 – Déclaration de Vincent Bouget

COMMUNIQUÉ : STADE DES COSTIERES 

M. Fournier déclare le 3 mars ne pas faire confiance à Rani Assaf. Il dit même que le president de Nîmes Olympique n’aime pas le club, ni la ville. 

Mais comment les Nimois pourraient ils faire confiance à M Fournier qui en juillet 2019 faisait voter au conseil Municipal une promesse de vente du stade  à M Assaf pour seulement 8 millions d’euros alors que le stade avait coûté 38,5 millions d’euros il y a 30 ans. La délibération de juillet 2019 n’a pas été voté par les élus front de Gauche (Sylvette Fayet, François Séguy, Janie arnéguy et Christian Bastid) qui sont intervenus pour dénoncer le projet de 15 100 places seulement et un programme d’aménagement privé : locaux à vocation tertiaire, bureaux, logements étudiants, résidences hôtelières. Un beau cadeau au Président de Nîmes Olympique. C’est à ce conseil municipal que le Maire de Nîmes s’est engagé avec M Assaf, sans aucune concertation, sans aucune présentation d’une alternative comme celle de la réhabilitation des Costières dont l’entretien a été abandonné pendant les 3 mandats de Fournier. 

Les propos tenus par le Maire de Nîmes sont inquiétants pour les Nimois et les supporters. Comment peut-on confier un nouveau stade et l’aménagement d’un quartier à un homme d’affaires en qui on n’a pas confiance? Les biens publics ne devraient pas alimenter les intérêts privés. Que cherche M. Fournier en faisant de telles declarations ? A se dédouaner ? A faire une operation électoraliste aurpès des supporters malmenés par le club en ce moment et pour lesquels il n’a jamais eu aucun mot de soutien jusqu’ici ? Y a-t-il un problème cache dans la vente du stade ? Nîmes Olympique, patrimoine de tous les Nîmois, mérite mieux qu’une operation médiatique sur le ton de “je t’aime moi non plus”. S’il y a un problème, M. Fournier doit réunir en urgence, avant les élections, le conseil municipal encore élu, pour faire toute la transparence. S’il ne le fait pas, nous nous engageons, si nous sommes élus, à réouvrir le dossier qui n’est encore que sous compromis pour examiner la situation et toutes les possibilités alternatives.

25 juin 2019 – Déclaration de Vincent Bouget

Sur la vente annoncée du stade des Costières, encore une décision qui se moque de la démocratie et qui rejette tout débat de fond sur cette question.

12 mai 2019 – Déclaration de Vincent Bouget

SUR LE STADE DES COSTIÈRES… ET LE NOUVEAU STADE…

Aujourd’hui et après la belle soirée d’hier (encore une) au stade des Costières, je partage (en commentaire) cette pétition initiée par des supporters historiques du Nîmes Olympique.

La question du « nouveau stade » va être une  question importante dans les mois qui viennent. Et c’est une question politique. 

Le stade des Costières est fortement dégradé, parce que depuis des années la mairie n’a pas fait les travaux d’entretien nécessaire. C’est le cas pour « l’espace foot », comme pour d’autres espaces qui servent pour d’autres activités sportives. La question d’un nouveau stade vient donc d’abord de ce fait là. 

Mais  cette question rebondit quand le propriétaire du club, propose de racheter, de détruire et de reconstruire un nouveau stade avec un financement entièrement privé. Un projet encore très flou, car les élus de la majorité veulent semble-t-il gérer cela tout seuls… Des quelques éléments qui sont « sortis », plusieurs inquiètent, comme le nombre de places prévues. 

Et ce projet de stade privé pose de nouvelles questions, qui intéressent les supporters mais aussi tous les nimois : 

– est-ce un projet sportif ou un projet immobilier et commercial ? A qui appartiendra vraiment le stade, au club ou à une société privée plus large ? De ce point de vue, on ne saura autoriser la nouvelle création d’un espace commercial périphérique, quand le centre-ville est si fragilisé. Et là encore la responsabilité de l’équipe municipale en place depuis 18 ans est engagée, elle qui a autorisé le développement insensé de zones commerciales extérieures. 

– est-ce acceptable de vendre un équipement public et un terrain très bien placé au profit d’une société privée ? 

– comment la Ville pourra-t-elle reloger les associations sportives qui occupent les salles du stade (gym, judo, billard…), quand on connait le manque d’équipement sportif de la ville ?

– peut-on accepter un stade avec 14000 places (il y en a aujourd’hui 18000, avec 11000 abonnés), qui va sans doute empêcher de nombreux nimois et gardois de venir au stade et risque fortement de faire augmenter les prix des places ? La ville, comme les autres collectivités, et le district de foot, n’a-t-elle pas son mot à dire, des garanties à obtenir pour que le Nîmes olympique reste un club populaire ? Ne peut-on imaginer d’inviter à chaque match des jeunes des clubs nîmois et gardois, pour créer le lien nécessaire entre sport amateur et sport professionnel et garder l’identité d’un club populaire ?

Toutes ces questions sont posées et les Nîmois doivent s’en emparer. Cette pétition permet de mettre le débat sur la place publique. Dans cette affaire, la Ville doit se fixer des objectifs clairs…

– Ne pas favoriser les intérêts privés au détriment de l’intérêt général

– Permettre le développement du club, en veillant à ce que son identité populaire soit préservée, soit cultivée

– Ne pas léser les clubs sportifs amateurs utilisateurs du stade

– Définir une vraie politique sportive sur la ville (ce qui fait cruellement défaut, comme beaucoup d’autres choses dans la gestion de la droite municipale) 

Si le stade des Costières avait été entretenu, toutes ces questions « embêtantes » ne se poseraient pas…

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